Les dernières statistiques officielles sur le parc de logements par classe de performance énergétique au 1er janvier 2025 dévoilées en novembre dernier montrent qu’il y a moins de passoires énergétiques. Cette évolution n’est pas pour autant imputable à plus de rénovations.
Au 1er janvier 2025, il y avait en France 327 000 passoires énergétiques en moins qu’un an auparavant et 836 000 en moins que deux ans auparavant. Ce sont les biens de classe G qui enregistrent le plus fort recul avec 267 000 habitations en moins. Il y a également 53 000 logements considérés comme particulièrement énergivores (consommation énergétique de plus de 450 kWh/m²) en moins sur un an. Au 1er janvier 2025, la France compte 3,9 millions de passoires thermiques (classes F et G) sur 30,9 millions de résidences principales, soit 12,7 % du parc immobilier.
L’amélioration des performances énergétiques de nombreux logements ne signifie pas pour autant qu’ils ont fait l’objet de travaux de rénovation. Les analystes restent en effet prudents sur les causes de la diminution du nombre de passoires énergétiques. Ils soulignent ainsi qu’environ 40 % de la baisse de logements énergivores enregistrée sur un an est due à la révision du calcul du DPE pour les petites surfaces qui a mécaniquement amélioré la classe énergétique de nombreux biens. De même, la révision du CEP électricité au 1er janvier 2026 devrait se traduire par 700 000 passoires thermiques en moins.

